Non au vote utile

Plus de trente ans après, le piège élaboré par François Mitterrand continue de fonctionner. 

Ici ou là j’entends évoquer la notion de vote utile lors des prochaines élections européennes. Entendez par là « il faut voter LREM pour empêcher que le RN arrive en tête lors de ce scrutin »

Parmi les contempteurs de cette méthode on retrouve évidemment une grande partie de la gauche socialiste ( j’y reviendrai), les habituels renégats de droite qui ne se souviennent même plus depuis combien de temps ils trahissent leur camp,. Quand j’entends Raffarin expliquer que voter Loiseau ne signifie pas un soutien à Macron je me dis qu’il y a des coups de pieds aux fesses qui se perdent.

Mais il y a également des gens sincèrement à droite, qui ont eu à subir, notamment dans leur vie professionnelle, les exactions de la gauche, qui n’ont jamais failli ni renoncé à leurs idées et qui se posent la question.

Je n’ai aucune inclinaison pour le RN mais qu’il arrive en tête du prochain scrutin ne me fait ni chaud ni froid. Il ne s’agit pas du troisième tour des présidentielles mais d’un scrutin à l’échelle européenne où les élus français du RN vont être dilués  dans un ensemble incapable de faire bouger les lignes au niveau du parlement européen. On peut d’ailleurs se poser la même question pour les futurs élus de LREM avec une plus grande interrogation vues les origines politiques de ses candidats de la droite à la gauche en passant par les centristes les écolos modérés et les ayatollahs de l’écologie. Je doute qu’ils rallient tous le même groupe au parlement européen, et donc également de leur efficacité à Strasbourg.

Mais le piège se situe ailleurs. Dans les médias, on reproche beaucoup au RN de vouloir faire de cette élection un referendum anti-macron.

Mais c’est bien l’inverse qui est vrai.

Depuis la présidentielle SEULES les relations LREM-RN sont privilégiées, disséquées, commentées ad nauséam par les médias car cela fait partie de la stratégie de Macron. Lui ou un supposé chaos, comme si il n’était pas responsable de celui qui agite la France depuis le 7 novembre 2018. 

D’ailleurs dès les premiers pas des gilets jaunes sur les ronds-points nous avons eu droit aux factieux, aux chemises brunes. Les panzers de Hitler n’étaient pas loin et Himmler rassemblait ses sections d’assaut. J’ai trop de respect pour les services de renseignements intérieurs, un peu fréquentés professionnellement, pour imaginer un seul instant qu’ils aient pu propager cette ineptie ou qu’ils n’aient pas alerté Matignon ou la Place Beauvau de la montée en régime de l’extrême gauche et des blacks-blocs conduisant au carnage du 10 décembre dans les rues de Paris. Il y avait bien là une volonté délibérée de « résoudre » le problème par l’instrumentalisation d’un mouvement dont les revendications de base étaient parfaitement fondées. On remarquera d’ailleurs que les « leaders » modérés de ce mouvement n’ont plus leur place réservée sur les plateaux de télé.

C’est bien Macron qui a mis en place cette stratégie du chaos contre lequel il serait le seul rempart. D’ailleurs sa fébrilité et celle de sa tête de liste sont bien le signe de sa volonté de remporter ce supposé « référendum ».

Et si effectivement la liste LREM arrive en tête je mets ma main à couper que les trompettes de la renommées célébreront Urbi et Orbi la victoire, non pas de Nathalie, mais de Jupiter qui contre vents et marées aura su rassembler une et pourquoi pas dans l’outrance, la majorité du peuple de France lui donnant ainsi un blanc seing pour continuer une politique forcement bonne et plein de promesses. Et là nous verrons débouler les réformes sociétales, comme on dit, PMA et GPA, et la proportionnelle, et la diminution du nombre d’élus nationaux (vraisemblablement dans le cadre du rapprochement du citoyen avec ses représentants !!) et la réforme de la loi de 1905,et enfin, ce qui va nous apporter un confort de vie exceptionnel, la suppression de l’ENA. 

Il ne faut tout de même pas oublier que le plus gros des troupes parlementaires de LREM vient de la gauche et même de l’extrême gauche et que sous couvert de libéralisme c’est un ultra-libéralisme gauchisant qui est la manoeuvre. Il n’est que voir l’opprobre qui est infligée entre autre aux retraités accusés, après des années de labeurs et de cotisations, d’avoir des revenus décents ou encore le silence complice sur les problèmes récurrents que pose une immigration non régulée.

Et nos pauvres électeurs de droite, sincères, piégés par le vote utile, seront, une fois encore,une fois de plus, une fois de trop, les dindons de la farce. 

Aujourd’hui, 13 mai 2019 c’est le soixante et unième anniversaire de mon engagement politique. Ma voix ne fera pas défaut à ma famille politique d’autant qu’elle se débarrasse petit à petit de ceux qui l’ont régulièrement trahie et j’avoue que je ne serai pas mécontent que Manu prenne une claque lors de cette élection, histoire de lui montrer qu’on ne peut pas en permanence prendre les gens pour des demeurés car pendant ce temps là on ne parle pas du reste, du chômage, des impôts, de la dette, ni des procédures judiciaires concernant

Solère, Penicaud, Ferran, Bayrou, Benalla, Kohler ( 2 fois), Strzoda, Lavergne (récemment débarqué).

Depuis le 10 décembre (10 milliards de promesses) à la mi-avril (17 milliards supplémentaires), ce sont 27 Milliards de dépenses nouvelles NON BUDGETÉES et donc non couvertes par des recettes effectives (baisse des dépenses, taxes ou impôts nouveaux, dette supplémentaire ) qui ont été annoncées dans un flou juridique particulier.

Si un élu local agissait de cette manière il aurait déjà sur le dos le Préfet, la Chambre Régionale des Comptes et la Cour de discipline budgétaire et le payeur de la collectivité refuserait d’honorer les mandats.

Mais avec Macron tout se passe comme si le droit ne lui était pas applicable.

Dans sa sagesse, et pour répondre aux débordements qui ont ruiné la IV° République le constitutionnaliste de 1958 a inséré dans la Constitution un article 40 ainsi rédigé

« Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique. »

Jupiter ferait bien de relire cet article et de s’en inspirer puisqu’apparemment, et contrairement aux dispositions constitutionnelles de l’article 20 c’est désormais lui qui conduit et détermine la politique de la Nation

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