Ça va exploser

 

Il ne se passe pas un jour sans que la « grande » presse et les chaines d’information continue ne déploient des trésors d’ingéniosité, une sémantique adaptée et un vocabulaire châtié pour occulter la réalité du « vivre ensemble » dans nostre doulce France.

Les quasi émeutes qui ont suivi la victoire de l’équipe algérienne de foot dans nombre de villes de France sont qualifiées d’incidents, notamment par notre ministre de l‘Intérieur qui, certes, les trouvent inacceptables (combien d’interpellations ??) mais pense qu’elles font honte à ……. l’Algérie.

Pour certains d’entre nous, voir défiler le drapeau des fells dans les rues de Paris, de Marseille ou de Montpellier est une véritable insulte. Je pense aux français massacrés à Oran en Juillet 1962, crimes restés impunis. Je pense aux 200 000 harkis livrés aux couteaux des égorgeurs du FLN. Crimes restés impunis. Je pense aux harkis vivant en France à qui est refusé le droit de se rendre en Algérie.

Il faut dire qu’en la matière le la avait été donné place de la République lors de l‘élection de François Hollande. Habitude perpétuée dans le silence complice des médias et du gouvernement où personne ne trouve inadmissible les manifs des Algériens le vendredi en écho à celles d’Alger contre Bouteflika

Aux inconditionnels de la repentance permanente je signale qu’à Alger, lors de ces manifs du vendredi contre la caste au pouvoir, les autorités algériennes ont rappelé que le SEUL drapeau admissible était le drapeau national algérien.
Je rêve d’un jour où nos propres autorités rappelleront cette évidence de bon sens.

Incident cette mère de famille tuée et ses gosses blessés.

Incident ce drapeau Français décroché du fronton d’une mairie et remplacé par un drapeau algérien

Incident cette jeune femme en jupe harcelée par des racailles « fêtant » la victoire parce que sa tenue n’était pas correct.

Incidents ces heurts violents avec les forces de l’ordre et ces saccages de magasin autour de la place de l’Étoile, la presse se dépêchant, en contre point de signaler la réouverture du Fouquet’s saccagés par ……les gilets jaunes.

Toujours dans la même veine nous avons eu droit, sans indignation virulente ( Michel Poniatowski et Charles Pasqua me manquent) à l’occupation du Panthéon dont je rappelle que le fronton est orné de cette sentence «  Aux grands hommes la Patrie reconnaissante ».

Voir des parlementaires venir, sans honte, soutenir cette vilénie me soulève le coeur et je peux témoigner que « les brèves de comptoir » vont surabondamment dans le même sens.

A propos de cette affaire j‘ai deux hypothèses.

Soit nos services de renseignement sont totalement incompétents

Soit le pouvoir laisse faire

Je ne sais pas pourquoi mais j’inclinerai plutôt pour la seconde hypothèse.

Après les nouveaux saccages de la nuit du 14 juillet, la presse parle désormais de tension !!!

Nous avons également en magasin la décision de l’Hidalgo parisienne « d’honorer » de la médaille vermeil de Paris la virago allemande capitaine du Sea Watch.

En voilà une qui viole délibérément et doublement le droit international. 

1-Rappelons que c’est la Convention de Nations Unis de 1973 et des textes subséquents qui organisent les modalités des secours en mer et qui déterminent notamment les Ètats responsables de la recherche et du sauvetage des personnes via leurs services et équipements dans la zone SAR. Avant d’arriver dans la zone SAR de l’Italie, le SeaWatch a traversé la zone SAR de Libye, la Zone SAR maltaise et le zone SAR tunisienne. Il y avait donc une volonté manifeste, non pas de porter uniquement secours à des migrants naufragés (où, quand, pourquoi, comment) mais bien de les conduire directement en Italie.

2-Les eaux territoriales s’étendent jusqu’à 12 milles du territoire terrestre, soit environ 22 km. Elles sont réputées faire partie du territoire national dans lesquelles l’Etat riverain exerce pleinement sa souveraineté. 

Donc quand l’Italie dit NON c’est NON. Transgresser cette interdiction c’est violer la Loi or « la Loi c’est la Loi » comme le rappellent Toto et Fernandel dans le film éponyme.

Je signale que ces modestes précisions juridiques sont à disposition de quiconque veut en faire la recherche, ce dont nombre de journalistes s’abstiennent, vraisemblablement pour ne pas « désespérer Billancourt » selon la formule consacrée

De la même manière que sont passées sous silence les trois heures d’affrontement entre les pompiers, la police et « des jeunes » à Grigny (Essonne) dans la nuit du 12 au 13 juillet.

Il me faudrait douze pages supplémentaires pour décortiquer les décisions de justice dont le laxisme frise l’indécence et qui alimentent l’incompréhension, le mot est faible, des Français. 

Je n’en retiendrais que deux.

L’une concerne l’indomptable Zineb El Rhazoui, qui vit sous protection judiciaire depuis le carnage de Charlie Hebdo, menacée de mort par un abruti soi disant étudiant. Le parquet ayant requis 8 mois de prison avec sursis, le tribunal a cru bon de ramener la peine à 4 mois avec sursis « aménageable » en 70 heures de travaux d’intérêt général à faire en 18 mois. Quatre heures par mois ne devraient pas beaucoup le fatiguer !!!

L’autre concerne le meurtre de Sarah Halimi.

Dans la nuit du 3 au 4 avril 2017 à Paris, Kobili Traoré, s’était introduit chez sa voisine Sarah Halimi . Aux cris d’«Allah Akbar», entrecoupés d’insultes et de versets du coran, ce jeune musulman l’avait rouée de coups sur son balcon avant de la précipiter dans la cour.

L’instruction avait déployé des trésors de circonvolutions juridiques pour denier le caractère antisémite de l’agression. Poussant un pas de plus dans l’ignominie, les juges en charge de l’instruction du dossier semble estimer qu’il y a des «raisons plausibles» de conclure à l’irresponsabilité pénale du suspect car il était sous l‘emprise du canabis. Donc maintenant la fumette devient une excuse légale en lieu et place d’être une circonstance aggravante. On ne devrait pas tarder à décorer les assassins qui en plus du canabis sont largement alcoolisés. Deux excuses légales pour le prix d’une !!

Je crains que les propos apocalyptiques tenus par Gérard Collomb lors de son départ de la Place Beauveau ne deviennent rapidement réalité

« Quand les quartiers se paupérisent, se ghettoïsent, il ne peut y avoir que des difficultés »

« On vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face, nous sommes en face de problèmes immenses » 

« Je suis allé […] des quartiers nord de Marseille (Bouches-du-Rhône) au Mirail à Toulouse (Haute-Garonne), la situation est très dégradée, c’est plutôt la loi du plus fort qui s’impose, des narcotrafiquants, des islamistes radicaux, qui a pris la place de la République. »

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