Ave César, ceux qui vont pourrir te saluent

La cérémonie dite des Césars, censés récompenser le meilleur de la production cinématographique française s’est vautrée samedi soir salle Pleyel.

Pour la petite histoire Ignaz Pleyel, d’origine autrichienne, dû se réfugier en Angleterre poursuivi qu’il était par les révolutionnaires républicains ….

Il n’est pas inutile non plus de rappeler que cérémonie vient du latin cœrimonia service religieux.

Nous en fûmes loin.

En matière de délation ils en avaient rêvé rue Lauriston, ils l’on fait rue du Faubourg Saint Honoré.

Un déferlement d’antisémitisme et de racisme qui, en d’autres lieux que ce cénacle aurait immédiatement valu à leurs auteurs les foudres du parquet et de la XVI° chambre correctionnelle pour haine et incitation à la haine raciale.

Mais dans cette salle nous étions entre gens détenteurs de toutes les vérités et éructant leur certitude sur les écrans, les scènes de spectacle et les plateaux de télévision.

Ça avait commencé avec la sanie dégorgée par une espèce de ministre de la cul-ture dont le patronyme m’échappe, autant d’ailleurs qu’il échappera à la postérité

Pour suivre, une humoriste ; pourquoi pas, le terme étant tellement galvaudé; blanche (aïe !) mais femme (ouf !) postillonnant son mépris et sa vindicte pour un montant hors taxe de 130 000 euros, soit 65000 euros de l’heure, soit le rassemblement de 6400 gilets jaunes smicards sur un rond-point. A ce tarif là on peut envisager sereinement d’être de gauche et accessoirement antisémite.

Ensuite une artiste ; voir plus haut la note pour humoriste; venant du fin fond de son Sénégal natal, apparement très connue sur le palier de son immeuble, compter les noirs et les noires dans la salle ….. Desproges avait osé un « on me dit qu’il y a des juifs dans la salle » mais lui au moins avait du talent.

Imaginons un instant un acteur blanc de troisième zone dans une salle de spectacle à Ouagadougou lors du festival Panafricain du cinéma et de la télévision et comptant les blancs dans la salle !!

Enfin encore une actrice ; bis repetita ; non récompensée, qui claque ostensiblement la porte en jetant l’anathème.

Elle est certainement meurtrie par sa propre expérience, mais l’étalage médiatique qu’elle en fait peut paraitre suspect, ayant, pourquoi pas, une autre finalité que celle de dénoncer la pédophilie, parce que dans le milieu qu’elle fréquente ce n’est pas ce qui manque de pratiques sexuelles diverses et variées, voire même avariées, à dénoncer ….

Peut-on apprécier la peinture de Delacroix ou de Gauguin même si ….

Peut-on ne pas aimer les chansons de Charles Trenet non pas à cause de ….

Heureusement que dans ce festival de médiocrité quelque voix, rassurantes sur l’avenir de l’humanité, se sont élevées pour dénoncer ce lynchage médiatique et ramener l’événement au domaine qu’il n’aurait jamais dû quitter : celui de l’art et de la production artistique.