Les caves se rebiffent

 

Depuis plus de trente ans toute allusion discrète, mezzo voce, à un islam incompatible avec la République, incompatible avec les droits de l’homme ….. et des femmes, à une civilisation arabe, pour brillante qu’elle ait été, incompatible avec la civilisation européenne valait immédiatement, sans appel et sans débat, le pilori, la roue, les fers des galères et l’écartèlement en place publique.
Les quelques voix politiques, journalistiques ou intellectuelles qui osaient braver les interdits de la bien-pensance, en savent quelque chose.

Terra Nova et le PS ayant décrété que les classes populaires n’étaient plus dignes d’intérêt, et le Parti Communiste étant en chute libre, seuls une nouvelle population trouvait grâce à leurs yeux, les immigrés et surtout de préférence les clandestins en situation irrégulière, ceux respectant strictement la Loi n’ayant nul besoin d’être défendus. On n’allait tout de même pas perdre son temps à faire des manifs entre République et Nation pour des gens qui d’entrée de jeu mettait leur énergie à s’intégrer, à apprendre à écrire et à parler français, à travailler, à poursuivre des études ou à les faire poursuivre à leurs enfants. Ceux là même, honneur et dignité leur soit rendu, qui aujourd’hui, au gré des défilés pour Adama ou de je ne sais quel autre voyou, sont traités d’arabes ou de nègres de service. L’hommage que le vice rend à la vertu.

Et puis, les yeux braqués sur notre nombril, ne sommes nous pas champion du monde de foot, nous n’avons pas vu ou pas voulu voir ce qui se passait en Afghanistan, au Pakistan, au Cameroun, au Nigéria et plus près de nous, en temps et en distance, en Algérie.

Je garde toujours au fond de mon coeur cette terre qui est ma terre natale et ce qui s’y passe m’intéresse toujours car j’y ai gardé des amis sincères

En Algérie, pendant l’horrible période de la guerre civile de 1994 à 2004 près de 200000 algériens sont massacrés, et parmi eux de nombreux enseignants et intellectuels, et également des Français, des religieux et notamment les moines de Thibirine.

Certes la police,l’armée et ls services secrets algériens ne sont pas exempts de toute interrogation sur les rôles qu’ils ont pu jouer, mais on ne peut pas leur reprocher de ne pas avoir pris le problème à bras le corps.

Pendant la même période, en France, en 1995-1996, 11 attentats feront 12 morts et plus de 300 blessés l’attentat du métro St Michel étant le plus grave.

Mais une grande partie de la gauche, aveuglée par son idéologie anti-france, prend fait et cause pour ces malheureux islamistes maltraités par les autorités algériennes !! On les accueille plus volontiers qu’on ne le fait pour les Algériens qui fuient cette barbarie Je ne suis pas sûr qu’on n’ait pas accordé l’asile politique à certains d’entre eux.

Depuis 2012 et les tueries de Merah à Toulouse, jusqu’à aujourd’hui , la liste est longue, trop longue des attentats islamistes et revendiqués comme tels. Pas moins de 34 parmi lesquels, Charlie Hebdo, le Bataclan et Nice.

A chaque fois nous avons réagi avec la plus extrême force. Il en fallait effectivement pour transporter les milliers de bougies, de nounours , de bouquets de fleurs et de « vous n’aurez pas ma haine » avec lesquels nous luttions vigoureusement contre le terrorisme islamique.

Les quelques opposants d’origine ayant survécus à la roue, au pilori, à l’écartèlement et aux galères, dont les rangs s’agrandissaient à chaque fois, étaient toujours malheureusement maintenus sous l’éteignoir médiatique du politiquement correct, et des décisions de la XVI° chambre correctionnelle, confondant sciemment critique d’une idéologie religieuse mortifère avec incitation à la haine raciale. Un bon dictionnaire de la langue française et d’étymologie ne serait pas de trop dans cette enceinte de justice

Les prosélytes du « pas d’amalgame », du « vivre ensemble » et du « faire société », brandissant la République à tous propos et souvent hors de propos, squattaient les moindres parcelles télévisuelles, radiophoniques ou journalistiques.

L’étendard de la lutte anti-fasciste claquait au vent de la bien pensance, car il fallait forcement être de fieffés fachos pour exiger que la sécurité des français soit assurée et que l’idéologie mortifère qui soutenait ces massacres d’innocents soit combattue.

On expliquait sans vergogne que le malheur du peuple palestinien, embrigadé par les gens charmants et très fréquentables du Hezbollah, valait bien quelques morts français.

Le président de la République lui même donnait raison à ces bouchers car, la colonisation ayant été menée par des criminels contre l’humanité, il était quasi naturelle qu’ils éprouvassent le besoin de se venger.

Les politiques de tous bord, à quelques exceptions près, louvoyaient pour essayer de passer entre les gouttes. Dans un pays où il y a en moyenne une élection par an, il n’était pas à l’ordre du jour de risquer de perdre les quelques voix grappillées lors de l’inauguration de la dernière mosquée, sur le financement de laquelle il valait mieux ne pas s’interroger, ou du partage du repas de rupture de jeûne après le Ramadan joyeusement fêté sur l’affichage Decault des Champs Elysées.

Les juges, dont l’indépendance idéologique ne saurait faire de doute, débordaient d’ingéniosité pour trouver dans d’improbables jurisprudences de la Cour de justice européenne ou de la Cour Européenne des droits de l’homme les moyens d’atténuer la sévérité des sentences, et donc leur inefficacité, pourtant déjà largement amoindrie par la distribution open-bar au pire du sursis, au mieux du contrôle judiciaire ou mieux encore du rappel à la loi

Les enseignants, en première ligne face à des générations d’élèves abreuvés de préceptes hégiriques moyenâgeux, étaient appelés à faire preuve de la plus grande discrétion et de la plus grande cécité, et rares étaient ceux qui dérogeaient à la règle, sachant qu’au bout ils seraient désavoués, réprimandés voire sanctionnés. 

La police se risquait bien à faire son métier de gardienne de l’ordre public mais on lui faisait souvent comprendre que c’était elle qui créait le désordre et pas les voyous et malfrats qu’elle connaissait bien et qu’elle arrêtaient. Le calme régnait dans les herboristeries de banlieue et même si quelques coups de feu troublaient de temps à autre ce calme, les élus ne voulaient pas que le respect de la loi prime sur l’émotion. Quant aux juges …. voir plus haut.

Et puis comme un électrochoc; parce que la coupe était pleine, parce que les braves gens en avaient assez d’avoir peur en se promenant la nuit, en avaient assez de cette chienlit gangrenant leur manière de vivre, en avaient assez de ces revendications communautaires, assez de ces danses du ventre des élus devant une partie de l’électorat, assez de ce tango présidentiel sur le séparatisme toujours annoncé et toujours retardé pour finalement disparaitre du discours; la décapitation de Samuel Paty.

La France se réveille avec la gueule de bois. On pleure amèrement et sincèrement la mort de ce jeune prof dans les chaumières. La sidération saisi le pays. Rares sont les moments dans notre histoire contemporaine d’une telle communion.

J’y vois deux raisons.

Nous avons tous quelque part enfoui dans notre mémoire affective le souvenir d’un instit ou d’un prof, et la lecture de la magnifique lettre d’Albert Camus à Monsieur Germain en est l’illustration. Moi, mon monsieur Germain, s’appelait Monsieur Bonnet. Il est mort frappé d’une crise cardiaque à l’arrêt du tram devant l’école ….. je n’en dirai pas plus.

Et puis la symbolique effrayante et barbare de la décapitation.

Très rapidement les digues soigneusement entretenues depuis trente ans par la caste médiatico-politique se sont rompues. Malpasset emporte tout dans la fureur de sa vague déferlante.

Les langues se délient, les médias s’enhardissent comprenant qu’une grande partie de leurs auditeurs et lecteurs sont submergés par l’émotion, et pire par la colère, prêts à donner le coup de talon qui fait remonter du fond de la piscine ou l’on est en train de se noyer.

Les galériens sont enfin reçus à hauteur de leur influence sur les plateaux TV. La parole se libère !

Et puis, plaisir suprême, voir tous les chapeaux à plume des partis politiques, les adeptes des accommodements raisonnables, de touche pas à mon pote, de SOS Racisme, de la société multiculturelle, d’un Islam des lumières, du vivre ensemble, de la diversité heureuse, de l’abandon de notre identité, battre leur coulpe pour renier aujourd’hui ce qu’ils adoraient hier. 

Et puis, nombreux, les voir créer des embouteillages sur leur chemin de Damas !!

Quel plaisir évidemment mais aussi quelle répugnance pour cette engeance adepte des convictions circonvolutionnelles au gré de l’air du temps

Ils subsistent bien ici ou là quelques réticents; je n’écris pas résistants par respect pour les vrais; qui tentent, tant bien que mal, par quelques arguties aussi amphigouriques qu’insupportables, de faire valoir leur point de vue, mais ça ne prend plus.

Les braves gens n’en peuvent plus ! Les braves gens n’en veulent plus ! Les braves gens en ont marre !

Les caves se rebiffent !!

Didier Ball

 

Previous Next
Close
Test Caption
Test Description goes like this