S'il est vrai que la marque infaillible d'un mauvais règne est l'excés des louanges adressées au monarque, on sait ce qu'on doit penser de notre présent régime.

Jacques Soustelle

Patience, plus que ..
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L’actualité de ces derniers jours est décidément d’une richesse insoupçonnée. J’ai quelques années au compteur en matière de vie politique mais je n’ai jamais vu un tel maelström.

Ça commence par une affaire locale place de la contrescarpe par un simple bagagiste « porteur de valises » qui se transforme en histoire de « cornecul ». Les termes entre parenthèse sont ceux là même employés par le ministre de l’Intèrieur. Evidemment le premier qui parle d’affaire d’État est traduit devant la XVII° chambre correctionnelle du TGI de Paris pour injure publique et propos diffamatoires, ce qui prête a sourire après la relaxe quasi totale dont a bénéficié la présidente du SM dans l’affaire du « mur des cons ».
Donc ce n’est pas une affaire d’État.

Peut-on se risquer à évoquer une affaire de l’État ?

Une commission d’enquête de l’Assemblée Nationale qui, à aucun moment n’a envisagé d’auditionner Alexandre et qui décide finalement, de ne pas enquêter.

Une commission d’enquête sénatoriale à qui les plus hautes autorités de l’État font un procès d’intention car elle a la prétention d’accomplir sa mission.

Des témoignages recueillis devant cette commission, tellement contradictoires, que le soupçon de mensonge s’infiltre dans les commentaires de quelques journalistes qui se réveillent enfin de leur hibernation. 

Des plaintes fort opportunément déposées le samedi matin, six mois après le démarrage de l’affaire, immédiatement prises en compte le dimanche par le parquet (vous avez dit bizarre), avant l’audition d’Alexandre, le lundi, par le Sénat, manière d’interdire aux sénateurs de poser quelques questions éventuellement gênantes.

Des enregistrements téléphoniques, certes obtenus à la manière liberticide de la Guépéou, mais dont le contenu est tel qu’il déclenche à la vitesse grand V, un prurit de perquisition  au motif improbable de violation de la vie privée ….. 

Je rassure ceux qui ne suivent pas attentivement cette affaire, la compagne d’Alexandre qui aurait joué un rôle dans la disparition d’un coffre fort, coule des jours paisibles ainsi que le coffre fort que personne, et surtout pas la justice, ne cherche à retrouver.

Une succession d’indices concordants qui laissent à penser qu’Alexandre a violé son interdiction de communiquer avec un autre protagoniste de l’affaire, a menti, sous serment, sur de nombreux points devant les sénateurs, et a « fricoté » avec d’honorables correspondants russes tout en étant salarié de l’Elysée, ce qui laisse parfaitement de marbre le garde de sceaux, le procureur général et le parquet national financier dont la vélocité, avérée dans quelques autres affaires, est tragiquement hémiplégique.

Suit, la démission de l’un des plus proches collaborateurs de notre vénéré guide suprême, dont le nom a furtivement été prononcé dans l’affaire d’Alexandre. Honte à celui qui imagine que ceci a à voir avec cela. Pas du tout. Les journalistes, retournés à leur hibernation, nous informent que c’est pour prendre un nouveau tournant dans sa carrière que Isma démissionne. Les ploucs que nous sommes sont priés de croire à cette fable.

Dans la série des démissions d’innocente oie blanche on recense également celle du chef de la sécurité du Premier Ministre, à la mémoire extrêmement chancelante et la mise à pied du compagnon militaire de la susdite. A Matignon et à Balard on ne connait pas la présomption d’innocence.

…….. Ces points de suspension anticipent, je n’en doute pas, la suite prochaine de ce feuilleton.

Et puis, grâce à la complaisance de nos chaines d’info en continu, BFM, LCI, France-Info et Cnews, nous sommes abreuvés jour après jour de la loghorée présidentielle du débatblabla, à la manière de Castro qui lui aussi endormait le peuple avec des discours, ennuyeux, de 6 ou 7 heures.

Il y a quelques années la grande mode était aux technico-commerciaux venant vendre à domicile dans les cités HLM, ou les lotissements des périphéries, les dernières éditions en 45 volumes d’Encyclopaedia Universalis, payables à crédit en 12 ans, et dans lesquelles on trouverait absolument toutes les réponses aux questions, même, les plus farfelues, que l’on se posaient.

L’intrusion, non pas à ma porte, mais à l’écran de ma télé, du bateleur en chemise blanche, manches retroussées, me fait tout à fait penser à ces démarcheurs commerciaux au verbe affuté, aux arguments appris par coeur et rabâchés ad nauseam, formés à l’esquive des questions embarrassantes, ayant une très haute opinion d’eux mêmes et de leur bagout, et finalement satisfait d’avoir fourgué leur camelote au béat badaud embobiné.

Chapeau l’artiste.

Attention, ne vous réjouissez pas Maâme Michu. 

On vient  de vous vendre, fort cher, du rêve doré à la poudre de perlimpinpin et des ambitions démocratiques falsifiées et inaccessibles. Le prochain coup de sonnette à votre porte, sera celui de l’huissier de justice venu saisir vos biens, vos meubles et vos comptes, car nous n’avez pas pu honorer vos remboursements et qu’il faut quand même payer la fabrique à promesses.

Peut-être avez vous remarqué dans le fort bruit ambiant du débatblabla, la toute petite musique de nos ministres qui veulent réintroduire les taxes sur le diesel, augmenter les PV des radars pour financer la loi mobilité ou trafiquer les niches fiscales.

Gardons l’oeil ouvert et l’esprit critique en éveil. Nous assistons actuellement à un spectacle que le grand illusionniste Houdini n’aurait pas renié. Mais quelle déception lorsque le spectateur provisoirement ébloui par la prestidigitation revient, in fine, à la réalité.

…….. La aussi les points de suspension risquent d’être prémonitoires.

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