S'il est vrai que la marque infaillible d'un mauvais règne est l'excés des louanges adressées au monarque, on sait ce qu'on doit penser de notre présent régime.

Jacques Soustelle

Patience, plus que ..
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Vous l’aurez compris, je veux parler d’Alexandre Benalla, ou encore de Lahcene Benalhia.

Je ne peux m’empêcher de penser, vous m’en excuserez, au vue des nombreuses contradictions qui se révèlent à l’occasion des auditions des commissions d’enquête, qu’entre la sono de l’Elysée, celle du Ministère de l’Intérieur  et celle de la préfecture de Police il y a beaucoup de Lahcene ……… 

Mais revenons à Alexandre. Ce type est une bénédiction. Tous les matins une nouvelle révélation le concernant. Mieux que les Mystères de Paris d’Eugène Sue. C’est Poubelle la vie sur toutes les chaines d’info en continu.

Je ne m’étendrais pas (sic) sur les relations extra-professionnelles qu’il y aurait entre Monsieur Manu et Monsieur Alexandre.

L’environnement public de ces liens suffit amplement à notre bonheur.

Essayons de poser quelques questions pour le moment sans réponses.

Viré par Montebourg pour un comportement inapproprié, comme disent les anglo-saxons, Alexandre rejoint la macronie où il semblerait, article Midi Libre du 24 juillet, que dès février 2017 il posait problème au directeur de campagne de Monsieur Manu et au trésorier de cette campagne, par des notes de frais « un peu élevées » et un demande incongrue d’acquisition d’armes.

Il arrive toutefois à l’Elysée dans les bagages de monsieur Manu et de madame Brizitte. C’est vraisemblablement cette compétence qui, selon Castaner, lui a permis de s’occuper des valises des Bleus à leur retour de Moscou.

A l’Elysée, depuis 1983, sous des formes diverses, la sécurité du Président de la République est assuré par le GSPR actuellement composé d’une quarantaine de gendarmes et d’autant de policiers, triés sur le volet, hyper compétents, hyper entraînés, hyper motivés, hyper efficaces, en bref hyper tout.

Question : quel besoin de recruter cet individu qui n’a certainement ni la formation intellectuelle, ni la formation technique, ni la compétence opérationnelle des membres du GSPR dont personne ne nous dit qu’ils auraient pu faillir dans leur mission.

Il semblerait que les fonctions d’adjoint au chef de cabinet du PR n’ai jamais fait l’objet d’une quelconque nomination officielle dûment publiée au Journal Officiel de la République Française, ni de déclaration d’intérêt ou de déclaration de patrimoine, pourtant requises par la Loi.

C’est le paradoxe de « l’opacité de la transparence » voulue par Monsieur Manu.

Question : Quand on admet l’individu au secret défense et qu’on lui délivre un port d’arme personne ne s’interroge sur les fonctions réelles de l’individu ni sur la « clandestinité » de sa situation.

Dès le 2 mai, depuis l’Australie, Monsieur Manu demande qu’Alexandre soit morigéné et sanctionné, ce qui aurait été fait. Apparemment Monsieur Manu ne demande pas que l’article 40 du Code Pénal soit actionné pas plus qu’aucune des autorités hiérarchiques d’Alexandre

Entre le 2 mai et le 18 juillet il semblerait, une fois n’est pas coutume, qu’Alexandre se soit tenu tranquille. Le 19 juillet on nous annonce qu’Alexandre est licencié.

Question : Sur quelle nouvelle base ? Dans quelle condition de procédure ? Puisqu’il a déjà été sanctionné en mai, quel élément nouveau motive le licenciement. Depuis quand condamne-t-on deux fois pour les mêmes faits. Il semblerait que l’affaire concomitante de l’obtention des images de vidéo-surveillance en soit la cause, mais en même temps (formule déposée) on apprend que le « durement sanctionné » a continué de percevoir la totalité de son salaire. Ne riez pas c’est vrai !!

Peut-on conclure que seule la médiatisation de l’affaire rend répréhensibles les actes commis et pas les actes eux mêmes. Drôle de conception de la justice.

A ce propos vous aurez remarqué l’extrême célérité du Parquet et du pôle  d’instruction qui ont fait des heures sup un samedi et un dimanche avec comme seul objectif de couper l’herbe sous les pieds des commissions d’enquête parlementaires qui n’ont plus le droit d’évoquer les faits désormais couverts par le secret de l’instruction. Ceci dit il reste suffisamment de matière pour alimenter leurs travaux.

Lors de son audition le DirCab de Monsieur Manu a indiqué que les trois refus de port d’arme opposé à Benalla l’avaient été car sa vie n’était pas menacée, mais qu’en revanche en vertu d’une autre disposition relative aux fonctions de sécurité qu’il avait auprès de Monsieur Manu l’autorisation avait pu lui être délivrée en Octobre 2017. Il indique également qu’à la suite du comportement de Lahcen il lui avait retiré une grande partie de ses fonctions et l‘avait cantonné dans des tâches internes à l’Elysée dès le 22 mai. Sauf à démontrer que les couloirs de l’Elysée sont de vrais coupe-gorges pourquoi avoir attendu le 19 juillet pour lui retirer cette autorisation ?

Cerise sur le gâteau, on apprend aujourd’hui (26 juillet) que le port d’arme lui a été octroyé en considérant « les fonctions de police et de coordination de la sécurité du Président » alors que les autorités entendues par les commissions d’enquête ont réfuté l’exercice de ces fonctions, notamment de police, par l’intéressé.

Dernier épisode vraiment peu glorieux, celui de la sortie de Monsieur Manu devant les thuriféraires de LaREM.

Puisqu’on ne cesse pas de nous renvoyer à la figure le respect de nos institutions puis je me permettre, même si je n’ai pas voté pour lui, que Monsieur Manu est le Président de tous les français.

Arrivé par une porte dérobée (on ne se refuse rien en macronie) dans une visite dite « surprise », entouré des membres du gouvernement et du Pt de l’Assemblée Nationale, qui passaient forcement par hasard dans la rue, puisque c’était une visite surprise, Monsieur Manu réserve ses explications, alambiquées, aux seuls parlementaires LaREM.

Ce comportement est doublement insultant.

D’abord à l’égard des autres parlementaires dont je rappelle qu’ils représentent la Nation et ensuite à l’égard des Français qui aimeraient en savoir un peu plus sur cette affaire ……. d’État ?

Lors de l’affaire Ben Barka le Général de Gaulle n’a pas eu peur d’affronter l’opinion publique lors d’une conférence de presse.

Lors de l’affaire Marcantoni Georges Pompidou n’a pas eu peur d’affronter l’opinion publique lors d’une conférence de presse.

Emmanuel Macron se cache piteusement derrière le rempart des godillots assemblés et sa sortie « qu’ils viennent me chercher » est insultante pour la fonction qu’il exerce et pour les alcooliques, les gens de rien, les fainéants et les lépreux qu’il se plaît régulièrement à fustiger.

Quand je pense que les médias nous ressassaient, à longueur de pages ou d’heures d’antenne, qu’il rehaussait la fonction présidentielle !!!

Je confesse n’en avoir pas la même appréciation.

Commentaires   

0 #1 FONDANESCHE 26-07-2018 11:29
certain pense que c'est un agent du mossad. espion israélien??
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