S'il est vrai que la marque infaillible d'un mauvais règne est l'excés des louanges adressées au monarque, on sait ce qu'on doit penser de notre présent régime.

Jacques Soustelle

Patience, plus que ..
·seconde(s)·
·minute(s)·
·heure(s)·
·jour(s)

Madame,

Le 18 décembre, lors de la séance de l’Assemblée Nationale consacrée aux questions au gouvernement, je vous ai entendu, l’air revêche et le cheveu en bataille, vous féliciter que plus de 30% des retraités ne bénéficieraient pas de la baisse de la CSG promise par Emmanuel Macron.

D’une manière générale je dois avouer que depuis un semaine je suis enthousiasmé par la vigueur avec laquelle, vous, les membres du gouvernement et la clique hétéroclite de vos députés, défendez, becs et ongles, des mesures contre lesquelles vous vous opposiez naguère. Quel beau spectacle que celui de l’affirmation de convictions …….. successives et contradictoires

Mais revenons à vos propos qui me sont allés droit au coeur. 

Ils m’ont confirmé qu’il y a 52 ans, lorsque j’ai commencé à travailler, donc à cotiser, a être imposé, taxé et surtaxé, j’étais hélas, et déjà, peu intelligent conformément au diagnostic posé par le président du groupe LaREM de l’Assemblée.

Si j’avais su que ma CSG, et celle de mon épouse, allait augmenter, non pas de 1,7 points, mais de 25% il est évident que nous  n’aurions pas développé la vie professionnelle que nous avons eue.

Arrivé d’Algérie à l’âge de 17 ans, dans des conditions que vous n’imaginez même pas, il était dans l’air du temps, à l’époque, de se dépasser, d’aller plus loin et mieux que nos parents et grands-parents, ce qui était d’ailleurs leurs souhaits.

Donc les petits boulots puis les études, poursuivies tout en étant salarié à raison de plus de 44 heures par semaine, les concours de la fonction publique, les mutations au gré des suppressions ou des créations de préfecture mais toujours au détriment de la vie familiale, une carrière de haut fonctionnaire au service d’une grande collectivité, en veillant en particulier à la régularité de ses marchés publics, avec l’ardente obligation de ne pas compter ses efforts ni ses heures de travail.

Et je ne vous parle pas de mon épouse, pupille de la Nation - son père bien que gravement blessé en 1940 avait eu l’idée saugrenue de s’engager dans la Résistance - à force de travail, malgré deux enfants à éduquer, a mené sans désemparer, au gré des mutations, une carrière d’agrégée de l’Education nationale, permettant à de nombreux jeunes, qui lui en témoignent encore une profonde reconnaissance, de se former et de s’élever dans la vie.

En résumé, rémunérés sur fonds publics, il était de notre honneur de nous acquitter dignement de notre tâche. Je vous laisse le soin de consulter le dictionnaire pour la définition d’honneur et de dignité

Inutile de vous préciser que pendant toutes ces années nous nous sommes considérablement acquittés de nos obligations fiscales diverses et variées.

Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas un peu grâce à ces impôts, et à ceux payés par les générations qui vous ont précédé et en particulier par les 30% de retraités concernés, que vous même et vos semblables au gouvernement avez pu suivre et poursuivre des études. Rien que pour cela nous devrions avoir droit à votre respect.

Aujourd’hui nous n’avons droit qu’à l’opprobre et au mépris. Ces années d’effort et de labeur sans compter, au bénéfice de la collectivité nationale, sont oubliées, gommées. 

Et, bien que nous n’ayons pas de patrimoine personnel aussi élevé que le vôtre, il nous est reproché des montants de retraites nous classant dans la catégorie des classes moyennes supérieures, voire selon les propos dérisoires d’une dérisoire députée de votre clan « de trop gâter nos petits enfants »

A vos yeux le gouvernement peut donc continuer à nous pressurer sans état d’âme! 

Puis je me permettre de vous suggérer d’arrêter de diviser les Français, de jouer les pauvres contre les riches, les jeunes contre les vieux, les villes contre les champs, les intelligents contre les obtus (si tant est que vous ayez suffisamment de clairvoyance pour les localiser précisément).

Rappelez vous que les colères du Tiers Etat sont parfois difficiles à endiguer ….

Permettez moi, madame, de ne vous gratifier que de mes sentiments choisis.

Module mainbottom

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.