S'il est vrai que la marque infaillible d'un mauvais règne est l'excés des louanges adressées au monarque, on sait ce qu'on doit penser de notre présent régime.

Jacques Soustelle

Patience, plus que ..
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Ce matin deux infos retiennent mon attention;

La suspension du Doyen et d’un Prof de la fac de droit de Montpellier et un incident de séance à la Collectivité de Corse à Ajaccio

Montpellier d’abord. Le ministre (nom masculin d’après le Robert) de l’Enseignement supérieur suspend de leur fonction le doyen, qui a déjà démissionné, et un prof de la fac de droit pour leur implication dans l’évacuation musclée d’un amphi de cette fac, occupé par des individus d’origine universitaire incertaine et en tout cas de dégaine bizarre, style faux révolutionnaire sud-américain poncho, barbe hirsute et cheveux longs sur les épaules.

Cette sanction, avant même que l’enquête menée par le Procureur de la République soit close, me semble bien légère. Je pense qu’on aurait pu conduire ces deux universitaires directement à l’échafaud comme au bon vieux temps de la Terreur, accompagnés des nombreux étudiants en droit qui les soutiennent et refusent l’occupation de leur fac. 

J’aime beaucoup l’argumentaire du ministre. Deux lignes rouges à ne pas franchir : pas de violence et pas d’empêchement de poursuivre l’année universitaire.

Madame Vidal aurait pu préciser sa pensée, en nous expliquant que bien évidemment, notamment en matière de violence seules les violences de droite étaient condamnables et donc condamnés.

Depuis plus d’un mois la faculté de lettres de Montpellier, Paul Valery, est bloquée par des apprentis sicaires qui ne reculent devant aucune violence pour faire aboutir leur revendication. Silence du Ministre, Silence du Recteur, Silence du Préfet.

Ce sont des « étudiants » de Paul Valery, voir plus haut, qui sont venus bloquer la fac de droit et occuper l’amphi

Parmi les occupants de l’amphi de la fac de droit dont certains des blessés lors de l’évacuation sont soutenus par la Ligue des Droits de l’Homme (indice important), figure un syndicaliste. A quel titre était-il là ? Qu’est ce qu’une violente intrusion ? Celle d’éléments étrangers à la fac de droit interdisant le déroulement des cours ou celle des juristes défendant leur droit à l’enseignement.

A toutes fins utiles je me permets de signaler au ministre que depuis décembre Toulouse le Mirail est bloqué, et que, entre autre, par complicité entre professeurs et étudiants une partie de l’Université de Saint Denis est transformée en jungle de Calais.

J’ai le souvenir des dockers CGT du port de Marseille venant perturber les cours à la Fac de sciences à St Charles. Ils ont été bien reçus - une paillasse d’un labo de chimie c’est très dure - et personne à ‘époque ne s’est amusé à porter plainte, ou encore à Aix en Provence, en mai 68 lorsque les littéraires ont tenté - seulement tenté - d’occuper la fac de droit ..…!!

Ajaccio ensuite. Une séance de la nouvelle collectivité unique de Corse au cours de laquelle deux événements m’apparaissent comme totalement contradictoire.

Une intervention d’un élu de la majorité faite en corse déclenche un mouvement d’humeur de l’ancien président de l’ancien Conseil départemental de Corse du Sud. 

Revenu dans l’hémicycle quels instants plus tard il tourne ostensiblement le dos au président Talamoni lorsque celui ci fustige « l’État colonial français » citant Ho Chi Min dénonçant les colonialistes français et dénoncent les faucons de la préfectorale gardienne du temple branlant du jacobinisme, en déclarant « Je suis Corse et Français. Je défendrai la Corse si elle est attaquée, je défendrai la France si elle est attaquée »

Au passage je porte à la connaissance de Monsieur Talamoni qu’un de mes petits cousins Santelli a été tué en Indochine, comme de nombreux autres corses, par les troupes d’Ho Chi Min.

En contrepoint de la déclaration nettement anti française de monsieur Talamoni, une intervention de la conseillère exécutive en charge des questions européennes et présidente de l’agence du tourisme, membre également de la majorité, déclarant que « l’enjeu du maintien des fonds européens est fondamental pour la Corse » faisant écho au propos de Gilles Siméoni estimant qu’en matière de politique agricole commune et de fonds de cohésion « les enjeux pour la Corse sont énormes »

Puis je respectueusement faire remarquer à monsieur Talamoni que la Corse ne peut bénéficier des différents fonds Européens que tout autant elle reste dans le giron français. Bruxelles a été très clair lors de la crise catalane. L’indépendance de la Catalogne l’excluait de fait et de jure de l’Union Européenne

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